Centres de données : UltraEdge lance à Bordeaux son maillage régional à 400 millions d’euros

La Tribune | 11/03/2026

Entre les centres de données géants et l’émergence des équipements de proximité, UltraEdge met à profit son réseau d’implantations locales pour déployer des services entre métropoles et villes moyennes

Centres de données : UltraEdge lance à Bordeaux son maillage régional à 400 millions d’euros

400 millions d’euros seront ainsi investis pour constituer sept « datapoles » en France : Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Lille, Paris et Rennes d’ici l’été 2026, tandis que Toulouse et Montpellier suivront en 2027. Cela représente autour de 51 MW de puissance IT.

Le centre de données d’UltraEdge à Bordeaux en plein travaux de rénovation et extension de ses capacités. © LaTribune.fr

 

Dans le centre de données d’UltraEdge à Bordeaux Lac, les nouvelles armoires chargées de capacités de stockage sont toutes neuves. Tout comme la salle de distribution de froid, le réseau de climatisation et le groupe électrogène. Inauguré en 2001, ce site d’1,9 MW (mégawatt) de puissance, répartie dans une quinzaine de salles, fait l’objet d’une large rénovation-extension de ses capacités.

L’objectif ? Ajouter un mégawatt de puissance mais surtout le transformer en « datapole ». C’est-à-dire la pierre angulaire de l’offre régionale d’UltraEdge en le connectant avec des centres de données complémentaires à Villenave-d’Ornon (Gironde), Angoulême (Charente) et Limoges (Vienne) et des implantations de proximité.

De la connectivité en proximité

« Cela permettra à nos clients de solliciter localement les services de calcul et d’hébergement habituellement centralisés à Paris ou Marseille et d’avoir une connexion efficace à l’international », explique Fabrice Cousin, le président de cette entreprise créée en 2023 lors de la vente à la découpe du groupe Altice/SFR. UltraEdge est désormais détenue à 70 % par le fonds américain Morgan Stanley Infrastructure Partners. « C’est une demande en forte croissance, nous avons déjà une trentaine de clients signés », ajoute le dirigeant qui compte principalement des intégrateurs, des entreprises de services numériques, des grands groupes et des entreprises de l’e-commerce et des télécoms parmi ses clients.

« Nos clients ont besoin de garantir à leurs propres clients de pouvoir accéder à leurs données à proximité géographique tout en leur permettant d’avoir les mêmes niveaux de puissance, de connectivité et de services tels que ceux liés à l’IA, aux objets connectés ou à la 5G », poursuit-il lors de la présentation de cette architecture de proximité à Bordeaux. L’entreprise assure pouvoir activer des liaisons 10G, 100G ou Fiber Channel (technologie de réseau très rapide) à la demande, en moins de 48 heures à terme.

 

Neuf « datapoles » d’ici à 2027

UltraEdge qui emploie 90 salariés pour 160 millions d’euros de chiffre d’affaires positionne son offre d’hébergement et de services entre les centres de données géants, tels que le Digital Park, à la Courneuve ou le projet de supercalculateur en Gironde, et l’offre émergente de microcentres de données logés dans des conteneurs et déployables à peu près partout. « Les micro data centers sont des déclinaisons envisageables à l’avenir parce que la distribution des puissances de calcul redéploie les cartes et les besoins d’un maillage territorial encore plus fin vont apparaître », jauge Fabrice Cousin.

Mais pour l’heure, UltraEdge se concentre sur la valorisation de son réseau de 248 sites d’hébergements de données répartis en France. Un atout assez unique face à la concurrence puisqu’en disposant déjà du foncier et du bâti l’entreprise gagne du temps. 400 millions d’euros seront ainsi investis pour constituer sept « datapoles » en France : Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Lille, Paris et Rennes d’ici l’été 2026, tandis que Toulouse et Montpellier suivront en 2027. Cela représente autour de 51 MW de puissance IT.


Auteur(s) : © La Tribune

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