Nuisances sonores au Lac de Bordeaux : une pétition lancée pour réclamer le respect de la tranquillité

Lacville | 25/05/2026

Les résidents, hôteliers et commerçants de Bordeaux Lac et de Bruges tirent la sonnette d'alarme.

Nuisances sonores au Lac de Bordeaux : une pétition lancée pour réclamer le respect de la tranquillité

Nuits perturbées, impossibilité de profiter des espaces extérieurs en période estivale et dégradation progressive du cadre de vie : depuis 2023, Bordeaux-Lac fait face à un autre fléau lié aux nuisances sonores : des fêtes nocturnes autour du parking de la plage, entre Bordeaux et Bruges. « Les mecs n’en ont rien à foutre des autres ! … J’ai fini par appeler la police (il était 1 h 30 du matin !) », partage sa colère sur Facebook un riverain.

Face au phénomène, des habitants de l’écoquartier Ginko et leur voisins brugeais ont créé un groupe Facebook et viennent de lancer une pétition afin d’alerter les pouvoirs publics

Ils dénoncent des rassemblements festifs non autorisés qui se tiennent tous les week-ends et jours fériés sur les berges du lac au croisement de l’avenue Marcel Dassault et de l’allée de Boutaut. Selon les signataires, ces regroupements, accompagnés de musique à fort volume  jusque tard dans la nuit, entraînent des troubles importants pour les habitants et les professionnels du secteur.

Les professionnels de l’hôtellerie situés autour de Bordeaux Lac évoquent également une hausse des plaintes de clients et des retours négatifs liés aux nuisances nocturnes.

Les plage et parking du Lac situés à proximité immédiate de l'hôtel Ibis © Google

Les signataires interpellent les autorités, des maires au préfet, en leur demandant le contrôle systématique des abords du lac et souhaitent remettre la question, avant le début de la saison estivale. de la tranquillité publique au cœur du débat local.

La pétition est ouverte à la signature en ligne.

 

PÉTITION : Pour le retour au calme et le respect de la tranquillité publique aux abords du Lac (Éco-Quartier Ginko & Bruges)

À l'attention de : 

  • Monsieur le Maire de Bordeaux, Monsieur Boubacar Seck Maire de quartier de Bordeaux Maritime, Monsieur DUBO (chargé de proximité), et Mr Régi (en charge de la prévention à la police municipale de Bordeaux)
  • Monsieur Frédéric GIRO, Maire de Bruges
  • Monsieur le Préfet de la Gironde
  • Mesdames et Messieurs les responsables des Polices Nationale et Municipale

Le constat : un quartier pris en otage par les nuisances sonores

Nous, résidents de l’Éco-Quartier Ginko (Bordeaux Lac), riverains de la commune de Bruges, et acteurs économiques locaux (hôteliers et commerçants), tirons la sonnette d'alarme.

Depuis 2023, et de manière systématique dès le retour des beaux jours, notre droit à la tranquillité est bafoué. Chaque week-end (principalement le samedi et le dimanche soir) ainsi que les jours fériés, des rassemblements festifs non autorisés se tiennent sur l'espace public, précisément au lieu-dit des "Dames du Lac" (parc situé au bout de l'avenue Marcel Dassault et de l'allée de Boutaut).

Ces événements, qui regroupent entre 20 et 40 personnes, génèrent une diffusion de musique à très fort volume (basses intensives) du milieu de l'après-midi jusqu'à des heures indues de la nuit (généralement 2h, et parfois jusqu'à 4h du matin). De plus, ces groupes utilisent de manière détournée les infrastructures publiques (notamment les points de branchement électrique).

Les conséquences : une qualité de vie, l’image du quartier et une économie locale dégradées

Les conséquences de ces nuisances répétitives sont devenues intolérables :

  • Pour les habitants : Impossible de profiter des terrasses, obligation de vivre fenêtres fermées en pleine période estivale, sommeil perturbé des adultes et des enfants, et dégradation de la santé mentale et du vivre-ensemble. Les basses fréquences traversent les vitrages des résidences pourtant éloignées.
  • Pour l'économie locale : Les hôtels de proximité (notamment la zone Bordeaux Lac Ressort / Bruges) font face à des vagues de plaintes et d'avis négatifs de la part de clients importunés par le bruit nocturne, nuisant gravement à l'attractivité touristique de la zone.
  • Pour le tourisme local : la plage du lac et ses abords, lieu de plaisance estival, devient un lieu bruyant et rapidement sale (nombreuses capsules de bière, plastiques et autres détritus laissés)

L'impasse actuelle : des forces de l'ordre impuissantes

Malgré les appels répétés des riverains et quelques interventions de la Police Municipale, la situation n'évolue pas. Les outils actuels ont montré leurs limites :

  • L'amende forfaitaire pour tapage (68€) est inefficace, le groupe se cotisant instantanément pour la payer.
  • Le Lac étant à cheval sur deux communes (Bordeaux et Bruges), le manque de coordination administrative freine les interventions.
  • Les forces de l'ordre indiquent ne pas pouvoir saisir le matériel de sonorisation sans une instruction ou un mandat de la Préfecture.

Nos revendications directes

Face à cette situation qui s'enracine, nous demandons aux municipalités de Bordeaux et de Bruges, ainsi qu'aux services de l'État, de coordonner leurs efforts pour mettre en place des mesures concrètes et durables :

  1. Une action conjointe et coordonnée des polices municipales de Bordeaux et de Bruges, appuyée par la Police Nationale, avec des rondes systématiques les soirs de week-ends et jours fériés dès l'après-midi.
     
  2. Une directive claire de la Préfecture de la Gironde autorisant la saisie systématique du matériel de sonorisation en cas de récidive, seule mesure réellement dissuasive.
     
  3. Une table ronde urgente réunissant les mairies de Bordeaux et Bruges, les collectifs d'habitants, l'Association Ginko, et les représentants des entreprises locales (Bordeaux Lac Resort) afin de valider un plan d'action d'ici le début de l'été.

 

La tranquillité publique est un droit, pas une option. Signez pour faire entendre notre voix !

 

Je soutiens cette démarche et demande le retour au calme au bord du Lac :

 

 

 

© Shutterstock

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