Bordeaux Lac reflète bien la fragmentation politique de ces municipales : pas de candidat dominant, un clivage sociologique net entre Ginko embourgeoisé et Les Aubiers populaires, et surtout une abstention massive aux Aubiers qui pourrait être décisive au 2nd tour si l'un des candidats parvient à mobiliser cet électorat.
Observations clés
- Duel très serré Thomas Cazenave / Pierre Hurmic — seulement 6 voix d'écart sur l'ensemble du quartier. Ils dominent alternativement selon les bureaux.
- Fracture géographique nette entre GINKO et Les Aubiers :
- GINKO (Vaclav Havel) : participation correcte (~48%), vote plutôt centriste/écolo, profil classes moyennes-supérieures du quartier neuf
- Les Aubiers (Louise Michel) : participation très faible (~30%), ce qui est un signal fort d'abstention dans les quartiers populaires
- LFI fait un score très contrasté : 17,8% à GINKO Salle 1 mais 28,29% aux Aubiers Salle 1 (1er du bureau). Le score reste relativement haut compte tenu de la présence importante des logements sociaux et à loyer modéré à Ginko (~35%)
- Le RN est relativement stable (13-15%) sur tous les bureaux, sans ancrage particulier — un socle diffus.
- Philippe Dessertine s'effondre aux Aubiers (5,18% en Salle 1), son électorat semble concentré sur GINKO plus aisé.
- La salle mixte (salle 2 Louise Michel) mélange deux électorats superposés : la composante Ginko tire Pierre Hurmic et Thomas Cazenave vers le haut (comme à Vaclav Havel) alors que la composante Aubiers tire la participation vers le bas et apporte quelques voix LFI. Le score LFI à 8,57% est trompeur — il ne veut pas dire que LFI est faible dans les Aubiers de ce périmètre. Il est simplement dilué par la forte participation des électeurs de Ginko qui votent dans le même bureau et chez qui LFI pèse peu.
* Les habitants au sud de l'avenue André Reinson et d'une partie des Aubiers partagent le même bureau de vote – la salle 2 de l'école Louise MICHEL.
Score total sur les 4 bureaux de vote